12/05/2026
L’engagement sociétal à l’épreuve du terrain
En 2026, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) change de statut. Ce n’est plus un simple sujet de communication, mais un vrai critère de performance. En effet, la transparence devient une exigence majeure pour attirer et retenir les talents.
Cependant, l’étude montre que la promesse employeur s’essouffle avec l’expérience. Plus un talent reste dans l’organisation, plus il attend des preuves concrètes au quotidien. Voici donc notre décryptage pour transformer vos engagements en levier de fidélisation.
I. Students : l’exigence dès les bancs de l’école
Les établissements d’enseignement supérieur réussissent la transformation de leurs campus. En effet, les lieux d’études deviennent plus verts et inclusifs. Toutefois, les écoles peinent encore à intégrer ces sujets au cœur des cours.
Des succès visibles sur l’équité et le campus
D’abord, l’équité devient un standard d’intégration. C’est la grande réussite du secteur académique avec 80 % d’approbation. Par ailleurs, les infrastructures durables séduisent les étudiants. Les investissements bas-carbone sont visibles et salués par 76,8 % des répondants.
Le défi de la mise à jour des programmes
En revanche, le contenu des cours reste une zone de risque. L’intégration du développement durable dans les syllabus ne convainc que 73,2 % des étudiants. En conséquence, les talents attendent que la RSE irrigue l’ensemble des enseignements fondamentaux.
II. Trainees : la quête de sens en entreprise
Les stagiaires et alternants apprécient leur intégration. L’expérience est perçue comme un véritable tremplin professionnel. Pourtant, s’ils adhèrent à la culture, ils attendent plus d’actions concrètes pour l’environnement.
Un socle solide de compétences et de culture
Actuellement, la montée en compétences reste le pilier de l’expérience avec 86,8 % d’avis positifs. De plus, l’alignement stratégique fonctionne. Ainsi, 82,4 % des jeunes talents se sentent en phase avec la raison d’être de leur organisation.
Le fossé entre stratégie et exécution
Toutefois, un décalage apparaît sur le climat. La stratégie RSE globale peine parfois à se traduire dans les missions quotidiennes des juniors. Par conséquent, cette “zone grise” alimente l’indécision chez 16,5 % des répondants.
III. Employees : le choc de la réalité interne
C’est le grand enseignement de l’étude. Les collaborateurs en poste sont beaucoup plus sévères que les recrues. En effet, les taux de satisfaction chutent ici sous la barre des 66 %.
Le défi de la transparence managériale
D’abord, l’opacité de la gouvernance devient un facteur de désengagement. Moins de la moitié des salariés (48,4 %) comprend les processus de décision. Par ailleurs, plus de 51 % des collaborateurs expriment un désaccord ou une neutralité face à la direction.
L’érosion du sentiment d’équité
Ensuite, l’inclusion subit une forte attrition. Alors que les stagiaires l’approuvent à 80 %, ce taux tombe à 59,7 % chez les employés. Ainsi, la réalité des grilles salariales et des promotions internes finit souvent par décevoir les attentes initiales.
IV. Analyse globale : les 3 tendances de 2026
En croisant plus de 128 000 avis, trois leçons majeures se dégagent pour les organisations :
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L’apprentissage reste l’atout numéro un : Former ses talents permet de les fidéliser durablement, peu importe leur ancienneté.
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L’égalité des chances doit durer : Le défi n’est plus seulement de bien recruter. Il faut désormais garantir une justice interne sur le long terme.
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Le besoin de preuves locales : Les engagements globaux à l’horizon 2050 ne suffisent plus. Les équipes veulent voir un impact réel dans leur propre service.
V. Recommandations : passer à l’action concrète
Les données imposent un changement de paradigme. La marque employeur ne doit plus être une vitrine, mais une réalité opérationnelle.
Briser la “boîte noire” de la gouvernance
D’abord, passez d’une communication des résultats à une communication de la stratégie. Expliquez le “Pourquoi” des décisions. En conséquence, multipliez les formats d’échanges directs, comme les sessions “Ask Me Anything” avec le Comex.
Décentraliser la RSE sur le terrain
Ensuite, transformez la RSE en KPI de proximité. Intégrez des objectifs durables dans la part variable des managers. Ainsi, donnez-leur les moyens budgétaires d’agir à leur échelle, notamment via des achats responsables.
Traiter la dette d’inclusion interne
Enfin, auditez vos processus de promotion pour traquer les biais. Il est inutile de surinvestir dans le recrutement si le plafond de verre persiste. Par conséquent, levez le tabou sur les rémunérations pour rétablir la confiance.
Pour aller plus loin
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