Et si on s'amusait en travaillant?

have fun black

« If it isn’t fun, you’re doing it wrong »

(Si ça ne vous amuse pas, vous ne le faites pas de la bonne manière)


J’aime beaucoup cette phrase, car elle évoque trois choses:

  1. qu’on peut trouver de l’amusement dans tout type de tâche, y compris le travail,
  2. que le fait de « s’amuser » (lire : ressentir du bonheur)  est au moins en partie de la responsabilité de l’individu,
  3. qu’il y a certainement une manière de s’y prendre qui donnera un résultat positif.

Appliqué à la notion du «bonheur au travail », cela donne quelque chose d’intéressant.

Le travail se définit comme une « activité physique ou mentale ayant pour objectif la production ou l’accomplissement de quelque chose ».

Et si « bien faire son travail» pouvait rendre heureux ?  Le bonheur est un état de plaisir (allant de la satisfaction à la joie), qui  s‘oppose à la tristesse… et peut-être qu’on ne reconnaît vraiment le bonheur que lorsqu’on a connu son contraire.  Dans le travail, on est content quand on génère des résultats, quand on a un impact sur l’activité.  On est déçu quand nos efforts sont vains ou ne produisent pas le résultat escompté.  Le bonheur au travail peut donc être une question de performance et de réalisations.

Etre heureux peut ainsi tout à fait venir de l’effort (car c’est de cela qu’il s’agit dans le fond), et provient du sens qu’on trouve à son activité, des relations qu’on crée avec les collègues, de l’accomplissement et du fait d’apprendre. Etre heureux, c’est savoir ce qui est important pour soi, ce dont on aurait besoin pour s’engager et réussir dans sa mission et le rechercher.  Autrement dit, c’est participer et être acteur de sa vie professionnelle.

On s’oppose enfin à la notion qu’être bien dans son travail provient de l’entreprise, qui tend souvent vers des actions anti-stress (lire séminaires et massages) mélangées à une poignée de bonne humeur RH et une (petite) augmentation générale.  En somme, une série de choses que l’employeur fait pour ses collaborateurs dans l’espoir de maintenir la qualité et la productivité.  Baromètre après baromètre, on mesure le « bien-être » des salariés, sans prendre en compte la part de responsabilité de l’individu dans l’histoire.

Donc la prochaine fois que vous vous sentez heureux au travail, arrêtez-vous une seconde, demandez-vous ce qui vous fait vraiment plaisir… et en quoi c’est grâce à vous-même.

You must be doing it right.

Qui sont les "Top Employeurs" ?

Je suis allée la semaine dernière à la remise des prix officielle des « Top Employeurs » 2010.

Vous pouvez voir les entreprises « Top Employeur » sur leur site et surtout les bonnes pratiques RH associées.

Top Employeur a le mérite de mettre en avant une mine de pratiques RH concrètes. C’est un laboratoire d’idée, un lieu d’échange…

A cette occasion, j’ai assisté aux conférences sur l’attractivité et la fidélisation. Quelques indicateurs, piochés chez nos voisins européens, nous rappellent que le monde du travail évolue vite: le travail à domicile n’est plus une exception, ni le temps partiel choisi, notamment pour les hommes. Enfin, les jeunes diplômés rêvent autant de leur année sabbatique « sac à dos » que de leur prochain job.

Bref, il faut voir ce petit film qui propose une projection intéressante dans le monde du travail de demain :

http://topemployeurs.fr/employers/NosId%C3%A9es/MarketingEmployeur201020.aspx

Pour revenir au Entreprises qui ont eu le prix « Top Employeur », est ce que leurs « bonnes pratiques RH » font le bonheur des salariés ?  On est tenté de penser que oui.

C’est « la » question, et seuls les salariés peuvent répondre. Je vous invite donc à témoigner, si vous appartenez à une des entreprises concernées.

Un point sur le bonheur en Europe

Le CSA vient de réaliser un sondage sur le bonheur auprès de 7 pays européens (France, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Belgique, Roumanie, Bulgarie).

J’en retiens quelques résultats intéressant, pourquoi pas pour donner des idées aux entreprises.

Nous sommes globalement heureux.

Les Français se disent heureux ou très heureux à 87% (je ne pensais pas ce résultat si élevé, vu qu’on entend toujours que tout va mal). Une performance même très légèrement au dessus de la moyenne européenne (86%).

Aider les autres contribuerait fortement à être plus heureux

A la question, qu’est-ce qui vous rendrait le plus heureux :

  1. Gagner au loto (33%)
  2. Voyager autour du monde (24%)
  3. Participer à des actions volontaires pour aider les autres (17%)

Les marques liées au plaisir ou à la liberté sont automatiquement associées au bonheur

La question n’était pas de savoir quelle est l’entreprise idéale, mais je suis certain qu’il y a un impact sur le recrutement.

  1. Disney (14 %)
  2. Coca-Cola (10 %)
  3. Club Med (8 %)
  4. Google (7 %)
  5. Danone (6 %)
  6. Apple (5 %)
  7. Kinder et McDonald’s (4 %)